Texte : Carlo Goldoni
Réalisation et mise en scène : Étienne Vouilloz et Pierre-André Fort
Costumes : Cécile Revaz et Corinne Collaud
Lumière : Baptiste Coutaz
Chorégraphie : Johanna Stalder
Graphisme : Laure Coutaz
Jeu : Stéphane Storelli, Pierre Jacquemoud, Vincent Kohli, Sophie Vouilloz, Maylis Gard, Joël Bruchez, Catherine Baruchet, Denis Rey-Mermet, Clémence Moret, Fabrice Vouilloz
Géronte, vieil homme au cœur bon, mais doté d’un caractère imprévisible et foncièrement bougon, décide de donner en mariage sa nièce orpheline, Angélique, à son meilleur ami Dorval, vieux célibataire endurci. Cependant, celle-ci aime en secret Valère, sans oser l’avouer à son oncle, par peur de sa réaction. Or, le frère d’Angélique, ruiné, voudrait la mettre dans un couvent en attendant de couvrir ses dettes afin de lui constituer une dot. Pour cela, il tente de soutirer de l’argent à son oncle…
« Le Bourru bienfaisant », de Carlo Goldoni, est une comédie gaie et pleine de rebondissements présentée pour la première fois à Paris en 1771 à l’occasion des festivités accompagnant le mariage du futur Louis XVI et de Marie-Antoinette.
Carlo Goldoni a transformé la comédie italienne. Il a su garder le dynamisme de la commedia dell’arte et le jeu des masques en les associant à la comédie d’intrigue et en recherchant un certain réalisme dans la représentation des comportements.
Grand admirateur de Molière, il reconnaissait ne pouvoir égaler son génie. Il s’en différencie cependant par la légèreté des thèmes et par l’absence de pessimisme. Son œuvre est en effet marquée par sa confiance dans l’homme et son approche humaniste défend les valeurs de l’honnêteté, de l’honneur, de la civilité et de la rationalité. À l’image de Molière, il essaie aussi de critiquer les mœurs de ses contemporains.
Les personnages qu’il a créés ne sont ni des abstractions vertueuses, ni des monstres immoraux ; plutôt : des représentants ordinaires du peuple et de la bourgeoisie. Ce regard amusé et moqueur sur les classes sociales dans un monde changeant fait toujours le charme de ses comédies qui s’inscrivent aussi dans le courant des Lumières en luttant contre l’intolérance et les abus de pouvoir.
Vendredi 28 août _ 20h
Samedi 29 août _ 18h
Jeudis 3 et 10 septembre _ 20h
Vendredis 4 et 11 septembre _ 20h
Samedi 5 septembre _ 18h
Dimanches 6 et 13 septembre _ 17h
> 75 minutes | CHF 35.-
Jeu : Anthony Crettex
Ecriture : Anthony Crettex, Clément Scalesia, Sandrine Viglino
Mise en scène : Sandrine Viglino
Création lumières : Yvan Richard
Booking et management : in’Prod
Production : Association « Mine De Rien (MDR) »
Il a 23 ans. Il joue, il danse, il chante. Il a de la peine à juguler sa flamboyante énergie. Pas de doute : Anthony Crettex éprouve des difficultés à être dans la mesure. C’est qu’il a un sens aigu de l’observation, un talent incontestable pour énumérer ses propres qualités et valoriser ses compétences multifonctionnelles.
Et puis, il a un superpouvoir : une sensibilité exacerbée qui l’incite à explorer la moindre situation du quotidien, à traquer avec aplomb les contradictions les plus absurdes du monde qui l’entoure. Il puise avec délice et malice dans tout ce qui peut provoquer un rire libérateur et léger.
Anthony Crettex écrit son premier one-man show à 15 ans. En parallèle, il se fait connaître des réseaux sociaux avec des vidéos humoristiques. Il participe au spectacle « Yann Lambiel & Friends » dans le cadre du festival Maxi-Rires de Champéry et joue trois spectacles avec la troupe du collège des Creusets, dont « Le Bourgeois Gentilhomme » dans le rôle principal.
Depuis septembre 2024, il est étudiant à temps plein à « L’École Supérieure des Arts du Rire » (ESAR) à Avignon, puis à Paris, dans une nouvelle école, créée par Jérémy Ferrari, consacrée à l’humour sous toutes ses formes, ce qui lui permet d’approfondir sa passion.
Bien sûr, Anthony Crettex rêve de jouer Hyper au Stade de France et il veut bien se satisfaire d’un Zénith, s’il le faut vraiment. En attendant de quitter son village valaisan pour Paris, il fait un crochet par Evionnaz pour présenter un spectacle rythmé, sincère et percutant, qui allie stand up et comique d’interprétation.
Pour notre hyper plaisir.
Vendredi 25 et samedi 26 septembre _ 20h
Dimanche 27 septembre _ 17h
Jeudi 1er octobre _ 20h
> 80 minutes | CHF 35.-
Texte et jeu : Robert Bouvier
Co-écriture et mise en scène : Joëlle Bouvier, Simon Romang
Musique, univers sonore : Matthias Yannis Babey
Musique originale : Lucas Warin
Lumières, régie générale : Pascal Di Mito
Décors et accessoires : Yvan Schlatter
Costumes : Faustine Brenier
Production : Compagnie du Passage
Ça veut jouer, c’est sûr ! Robert Bouvier est un directeur de théâtre mordu de la méthode Coué. Exemple : remplacer au pied levé le spectacle dont on attend vainement l’arrivée de la troupe retenue à la douane.
Cet excès de confiance, il l’appelle sa « bonne étoile », laquelle lui a pourtant joué de drôles de tours depuis son adolescence entre gaffes mémorables, lapsus, oublis et autres fiascos.
Les prédictions désespérées de sa famille, les regards médusés de ses professeurs, ceux des metteur-euses en scène tombant des nues devant ses propositions, rien ne l’a jamais arrêté, Robert !
Alors pourquoi ne pas se lancer dans la direction d’un théâtre ? Ça allait le faire, c’est sûr ! Il découvre alors les demandes maniaques des artistes, les réclamations du public, les exigences des sponsors et les recommandations du monde politique…
Pas de bol …mais ça veut, ça va jouer !
Et disons-le, ça a plutôt bien joué ! Son art de se mettre dans des situations loufoques ne l’a pas empêché d’être pendant plus de vingt ans le directeur inspiré du Théâtre du Passage à Neuchâtel.
Revenu sur scène, il incarne avec brio une cinquantaine de personnages drôles et attachants qui l’ont marqué. Suzy dite la Suze, la serveuse de café, l’élu municipal obsédé par les recettes de billetterie, le stagiaire pas vraiment dégourdi, des artistes connus, d’autres moins chanceux, des tantes italiennes hautes en couleur… sans oublier quelques fantômes protecteurs, ceux du grand Gérard Philippe ou du Lorenzaccio d’Alfred de Musset.
Ce seul en scène, dit-il, c’est « une façon malicieuse de dire ma joie de me retrouver sur les planches comme sur un radeau qui me sauve de tous les naufrages ».
Et pour le public, c’est une heure trente de folie douce comme un hymne au théâtre.
Texte : Lucile Bertin
Mise en scène : Patrick Mons
Jeu : Corinne Bastat
Violoncelle : Livia Stanese
Enregistrement : Jean-François Viguié
Production : Cie La Lune et l’Océan (France)
Jeanne se rend auprès de la dépouille de Marthe, sa mère, qui vient de mettre fin à ses jours. Tant de déni de souffrance…Et un amour qui, au lieu de protéger l’enfant, a prêté main forte et yeux clos à la perpétuation du crime ?
Que reste-t-il à faire ? Tout ! Et vivre encore…
Il n’y a pas d’échappatoire à la douleur de Jeanne qui va jusqu’à faire de la mère, la coupable désignée vers laquelle converge le bloc intarissable de l’amertume, l’impossible de l’amour maternel refusé, inversé.
Il y a dans l’écriture de Lucile Bertin un ton sans concession, un art puissant du réel ou affleurent à la surface les révélations, les affres, les abîmes. Comment visiter ces temps où la parole s’interrompt, où l’angoisse se fige et où surgissent les démons en une succession d’instants suspendus, un défilé de clichés volés, sinon par le biais d’un ralentissement du monde propre au théâtre et qui laisse au spectateur la liberté d’entrer dans l’image.
Et puis, il y a un autre temps, passé, celui de la confrontation, chez Jeanne, une quinzaine d’années plus tôt. Marthe, la mère, révèle qu’elle va céder la maison de famille à Louis, l’homme qu’elle aime. Une trahison ultime à laquelle Jeanne répondra en lui annonçant que le monstre va être confronté publiquement à ce qu’il a fait et qu’il a tenté de reproduire sur sa petite fille.
Car elle le sait, le mensonge révélé exécutera la menteuse…
Chant et guitare : Olivier Mottet
Chant : Marie Mottet
Lumières : Baptiste Coutaz
Trois décennies. Trente ans d’écriture en quelques traversées poétiques comme autant de morceaux de vie. Fidèle à son univers de chansons à textes, Olivier Mottet a choisi la pureté du guitare-voix pour porter ses mots. Sa poésie sensible et ses engagements sincères lui ont valu le prix des radios francophones publiques pour son titre « La Wii » en 2010. Le voici qui revient aujourd’hui à l’essence de son art : la mélodie des mots et la vibration des cordes.
Des premiers accords plaqués à l’adolescence jusqu’à la maturité d’aujourd’hui, Olivier Mottet n’a jamais cessé de « dompter ses câbles et ses circuits imprimés » pour laisser la place à l’émotion brute. Et, il lui a fallu trente ans pour que ses chansons se rejoignent dans un même souffle et qu’il nous livre une œuvre intemporelle mêlant des premiers textes à ses créations les plus récentes.
Ce projet revêt aussi une dimension particulièrement intime : Marie Mottet prête sa voix à son mari ; une belle complicité qui s’était déjà révélée en 2017 sur l’album spirituel « Mes Armes ».
Seize titres choisis comme un bouquet d’évidence, les mots et les notes s’enlacent tour à tour et constituent une forme d’anamnèse musicale, C’est aussi un miroir tendu au temps qui passe, une invitation à s’arrêter un instant « un tout p’tit peu » avant que la vie nous emmène plus tard…
L’œuvre compte plus de six millions de mots, entre 4000 et 4500 poèmes et pas loin de 600 biographies en français… Un immense auteur qu’on ne présente plus et dont ne pourrait d’ailleurs prétendre présenter l’œuvre complète parce qu’il est impossible de tout traiter d’un homme aussi considérable : infatigable combattant politique, peintre, auteur de théâtre, romancier (entre autres) …
Vivre ! ici doit s’entendre comme une promenade buissonnière, en se laissant bercer par la mélodie rythmique des alexandrins, éblouir parfois par les accents visionnaires des textes, entrainer par des récits extraordinaires, des réflexions et des notes que le grand homme prenait au quotidien.
« Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre » écrit Victor Hugo. Michel Voïta l’accompagne avec quelques textes qui abordent, de manière frontale ou détournée, de l’enfance jusqu’à l’art d’être grand-père, le difficile métier de VIVRE.
« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas ». « Le néant des géants m’importune ; moi j’admire, ébloui, la grandeur des petits ».
Avec Victor Hugo, Michel Voïta prolonge une magnifique collection de lectures scéniques consacrées à de grands auteurs tels que Proust, Camus, Philippe Jaccottet, Sarraute, Maupassant et Cendrars.
Composition musicale : Françoise Albelda
Texte : Virgile Elias Gehrig
Mise en espace : Joëlle Valtério
Danseuses : Audrey Bestenheider, Yannaëlle Loo, Audrey Albelda
Comédien : Léonard Bertholet
Création lumières : Jean-Etienne Bettler
Création sonore : David Barras
Costumes : Laetitia Burcher-Forclaz
Administration : Solange Schifferdecker
Production : Association T’Y (Sion)
Les fantômes seraient-ils ces êtres qui refusent le sort que leur réservent les vivants ? Ils «débordent », échappent à l’effacement, se rappellent à leur mémoire. Et il arrive parfois que les êtres qui nous ont quitté nous revisitent et suscitent de nombreux témoignages, font naître des légendes. Les cultures d’ici et d’ailleurs conservent des trésors de récits qui mettent en scène le retour des morts. La frontière entre réel et mystère est ténue.
A travers trois textes inspirés de récits anthropologiques, le spectacle met en scène ces débordements et ces rencontres. Lorsque la frontière entre les vivants et les morts se fissure, à la marge de nos conventions et de nos croyances, naissent des espaces insolites. La scène devient le lieu de ces rencontres.
Fantôme, mon beau fantôme est un spectacle qui explore ces présences qui persistent, ces «fantômes» qui refusent l’oubli, s’attardent dans les espaces de la marge. Ils ne sont pas vivants, mais ils ne sont pas morts non plus. Dans le spectacle, des histoires de fantômes prennent corps sur scène en invoquant danse, texte et musique.
Le spectacle intègre une danseuse porteuse de trisomie 21 au sein d’une équipe d’artistes professionnels. L’inclusion n’est pas un geste symbolique : la singularité corporelle devient richesse dramaturgique. Elle déplace le regard et interroge notre perception de la norme. Cette démarche inclusive se manifeste également par la présence d’une danseuse de plus de 55 ans. Son corps porte une mémoire, une expérience, une force de présence.
Entre narration, vibrations musicales et poésie visuelle, le spectacle invite le public à entrer dans un monde où l’on ne sait plus très bien qui, des vivants ou des fantômes, habite réellement la scène.
Vendredi 12 et samedi 13 mars _ 20h
Dimanche 14 mars _ 17h
> 80 minutes | CHF 40.-
Chant, jeu, dramaturgie : Yvette Théraulaz
Mise en scène : François Gremaud
Accordéon : Chantal Sautaux
Violoncelle : Joëlle Mauris
Guitare : Solal Excoffier
Arrangements : Lee Maddeford
Ingénieur son : Raphaël Raccuia
Création lumières : William Fournier
C’était en 2025. Yvette Théraulaz chantait Ma Barbara, une icône de la chanson française. Ce spectacle avait bouleversé un large public, tout heureux de communier à un hommage magnifique.
La voici aujourd’hui qui convoque des moments de vie de l’enfance : ces années qui vous marquent et orientent votre vie et cette envie de « raconter pourquoi je fais, avec appétit et émerveillement, ce métier depuis 65 ans ».
Donner de l’émotion, poser des questions, convoquer la poésie et bien sûr continuer de se battre contre les inégalités, les injustices sociales, donner de la voix et du talent à ce qu’elle a toujours considéré comme des valeurs essentielles et par-dessus tout continuer de se battre sans jamais baisser les bras pour la cause des femmes.
Yvette Théraulaz a voulu un spectacle joyeux « parce qu’arriver à HUITANTE ans c’est étonnant ». Pas question pour autant d’oublier les moments difficiles : « pas toujours facile d’être une femme dans ce métier ». Actrice magnifique et généreuses, elle se souvient avec douceur de la force des mots de certains personnages qu’elle a interprétés.
« Toujours dans mes moments les plus sombres est arrivé une lumière portée par un visage. Parler de tous ces visages croisés. Je suis faite de tout ce qui est venu me visiter un instant » dit celle qui, à son tour, est devenue une icône parmi les artistes de ce pays.
Se souvenir des belles choses, des belles rencontres. Parler de l’amour : pour un homme, pour son enfant, pour les fleurs. Parler de toutes les petites bontés des jours ordinaires. Yvette Théraulaz donne rendez-vous à toutes celles et ceux qui l’ont aimée, admirée et remerciée pour son talent et son engagement. Elle a pensé à tout.
Elle a composé des chansons et des textes et convié d’excellents partenaires artistiques et amicaux pour que le spectacle soit inoubliable.
Texte : Philippe Soltermann, Mali Van Valenberg
Jeu : Philippe Soltermann, Mali Van Valenberg, Antonio Troilo
Mise en scène : Philippe Soltermann
Lumières : Romain Cottier
Mauvaise Herbe nous plonge au cœur d’un jardin communautaire en plein essor. C’est ici que se rencontrent des personnes d’origines et d’horizons différents, réunies par la même envie de cultiver la terre et de partager un espace de nature en ville.
Au départ, un jardin communautaire, c’est une utopie : un espace de partage, de rencontre, de coopération. Un lieu où la terre rapprocherait les gens, où chacun cultiverait à la fois des légumes et du lien social. Mais très vite, la réalité s’invite. Le jardin devient un microcosme du monde : les différences d’opinion, de rythme, de méthode et d’ego se mêlent à la bonne volonté.
Parmi celles et ceux qui fréquentent ce jardin, un couple de nouveaux arrivants cherche à retrouver un souffle commun à travers une activité simple, concrète, presque salvatrice. Et puis il y a l’ancien, figure du lieu, seul depuis longtemps, qui ne peut s’empêcher de prodiguer conseils et commentaires. Il vient surtout pour ne pas disparaître, pour rester relié aux autres.
Derrière les gestes simples du quotidien, Mauvaise Herbe interroge notre rapport à la communauté, au pouvoir, à la différence. Les conflits du quotidien côtoient les gestes de solidarité, révélant les contradictions, les fragilités et la beauté des liens humains.
Au fil des saisons, les personnages apprennent à désherber non seulement leur parcelle, mais aussi leur vie. Avec humour et sensibilité, Mauvaise Herbe dresse le portrait d’un petit monde à ciel ouvert — un lieu où la terre rapproche autant qu’elle divise, et où chacun, à sa manière, tente de réapprendre à faire communauté.
Texte : Yvan Richardet
Jeu : Donatienne Amann, Yvan Richardet
Mise en scène : Sophie Pasquet-Racine
Technique : Léa Beloin
Compositions musicales : Jean-Samuel Racine, Renaud Delay
Collaboration scientifique : Dr Sarah Koller, Pr Manuel Mameli
Costumes : Lorène Martin
Regard extérieur : Alain Borek
C’est l’histoire d’un neurone qui s’appelle Claude. Avant, il bossait à la digestion, mais il a été réaffecté au circuit dopaminergique dans le cerveau.
Du coup, il faut un peu tout lui expliquer :
Le “toujours plus”, la peur de louper un truc, la croissance autodestructrice, les addictions, le sucre ajouté, le pacte faustien, outrepassant les limites, MAIS AUSSI la satisfaction, la curiosité de l’humain, la réjouissance et le fait que les efforts écologiques seront récompensés sur le long terme.
Deux personnes au plateau (Donatienne Amman et Yvan Richardet) avec un chariot modulable servant tour à tour de table d’expériences scientifiques, de plateau de concert ou de castelet. Dopamine recourt à des truchements théâtraux (théâtre d’objets, trucages et chansons) pour passer du drame intime à la comédie musicale ou osciller entre stand-up et exploration scientifique engagée.
Un drame neuronal sur le circuit de la récompense et notre envie du « toujours plus », à mi-chemin entre Vice-Versa (Pixar), la Tragique Histoire du Docteur Faust de Christopher Marlowe (XVIe siècle) et une comédie musicale qui part dans tous les sens.
Une proposition artistique exclusive, édifiante et drolatique.
Jeu et récits : Christine Métrailler
Lumières : Loclight
Une nuit dans l’intimité des habitants d’un village qui organise un bal !
Un bal d’autrefois, qui se tient dans la grange du village et qui est l’événement de la saison.
Des hommes et des femmes se rejoignent ou s’éloignent selon la cadence imposée par la musique. Des histoires d’amour, de mort, d’un premier slow, d’une dernière valse… C’est la vie qui danse !
Le spectacle commence avec le récit d’une légende valaisanne. « Justeaucorps », c’est le prénom donné à une fille très belle et libre qui suscite jalousie et envie de la part des habitants du village. Sans parler du curé qui l’accuse de commercer avec le diable parce qu’elle aime danser.
La plupart des histoires imaginées par la conteuse Christine Métrailler sont inspirées par des faits de société : le célibat des prêtres, l’injonction au jeunisme, le couple, l’adolescence et la naissance du sentiment amoureux. Une nouvelle d’Isabel Allende parle d’un capitaine et d’une femme prénommée Eloïsa qui dansent ensemble depuis 40 ans, sans échanger un seul mot. Un récit inspiré de Luisa Valenzuela, auteure sud-américaine, évoque la passion du tango. Une nouvelle de Corinna Bille inspire une histoire qui raconte le premier slow de jeunes adolescents…
En échos à ces histoires racontées, des chansons charrient émotions et souvenirs vécus ou simplement rêvés. Avec Bourvil et son fameux « petit bal perdu », les lampions colorés accueillent les gens au bal et voici qu’ils peuvent s’offrir quelques pas de danse avant de s’installer sur leur siège. Il y aura la voix magnétique de Jacques Brel, celle brûlante de Dalida, des airs de tango – la Cumparsita – l’appel désespéré aux femmes lancé par Patrick Juvet, un slow envoutant susurré par Joe Dassin…
Venez au bal, et dansez, ou pas… comme il vous plaira !
Qu’est-ce qu’un conte ? Pourquoi le conte ? Quelle place a-t-il dans le monde d’aujourd’hui ? Des questions mais aussi des spectacles, des rencontres avec des conteurs et des conteuses, des discussions de bistrot (le café du conte), des conférences sérieuses mais aussi du rire et des émotions durant tout un week-end.
LES SPECTACLES
ÇTEECI PE ÇTULI (Par-ci Par- là) a été créé pour les 50 ans de l’autonomie du Canton du Jura. La conteuse Geneviève Boillat et le musicien Jacques Bouduban « ont fait » toutes les gares de ce petit territoire. Puis ils ont pris la poudre d’escampette, transportant par-ci par-là leurs histoires mystérieuses ou truculentes.
Sur un vieil échafaudage, en guise de tréteau, ils font les bracaillons qui rafistolent le monde avec leurs vieux outils à coups d’amour, de sons, de ferraille et d’humour. Des « brailloux » magnifiques qui remettent « le terroir au milieu du village ».
(Vendredi 24 avril, à 20h / Samedi 25 avril à 17h / tout public dès 7 ans / CHF 35.-)
Les pétales de Marguerite. Voici l’histoire mouvementée de Marguerite née au début du vingtième siècle dans un village valaisan accroché au-dessus du Rhône, au cœur des Alpes. En 2013, Aline Gardaz De Luca a proposé ce texte à la Maison des contes et légendes à Dorénaz pour répondre à une demande de conter des légendes valaisannes. Par la suite, ce projet a évolué et reprit forme sous le regard de Chrine El Ansary. Un récit de vie qui, entre contes, légendes, chants et anecdotes, parle à la fois de l’exil et de l’attachement à ses origines.
(Samedi 25 avril à 20h/ tout public dès 10 ans/ CHF 35.-)
VASSILISSA, la quête du feu, est un conte initiatique populaire russe. Après la mort de sa mère, la jeune héroïne est mise à l’épreuve de la jalousie, de la peur et du courage, autant de confrontations qu’elle doit affronter si elle veut grandir… et s’en sortir saine et sauve. La conteuse Aline Gardaz De Luca et le musicien Basile De Luca mêlent leurs talents pour créer un récit musical où les sons donnent à voir au-delà des mots, où les images se créent par la voix et les rythmes des percussions.
(Dimanche 26 avril à 17h/ tout public dès 7 ans/ CHF 35.-)
LE CAFÉ DES CONTES
Contes et légendes dans les archives de la Médiathèque Valais
Durant tout le week-end, le foyer du théâtre invite le public à découvrir des enregistrements de documents sonores issus des archives de la Médiathèque Valais – Martigny. Des audiophones sont à disposition pour écouter librement des extraits choisis dans les riches collections de l’institution.
Le café des contes est aussi un lieu de rencontres et de discussions (La peur et l’interdit : au cœur des contes populaires ? A quoi servent les croyances ? Au diable les revenants…).
(Ouverture vendredi 24 avril à 18h | samedi 10h – 22h | dimanche 11h – 19h | accès gratuit)
VENDREDI 24 AVRIL
18h | Foyer du théâtre, ouverture du Café des contes
20h | Théâtre ÇTEECI PE ÇTULI (Par-ci Par- là)
SAMEDI 25 AVRIL
10h | Café des contes
11h | Théâtre
Conférence de Monsieur Alain Dubois, chef du Service de la culture du Canton du Valais.
12h | apéritif sur place (foyer du théâtre)
14h | Théâtre
Conférence de la Prof. Dr. Ute Heidmann, Directrice du CLE (Cultures et Littératures en
Langue Européennes) Centre de recherche interuniversitaire et international, Universités
de Lausanne, Pavie et Lugano.
15h15 | échange entre le public et les deux intervenants.
17h | Théâtre ÇTEECI PE ÇTULI (Par-ci Par- là)
20h | Les pétales de Marguerite, création de Aline Gardaz De Luca
DIMANCHE 26 AVRIL
10h | Ouverture Café des contes
11h | Théâtre
Projections sur grand écran de contes contés par des conteuses valaisannes
14h -16h | Café des contes
Discussions informelles autour de thèmes
La peur et l’interdit : au cœur des contes et légendes populaires ?
A quoi servent les croyances ?
Au diable les revenants ?
17h | Théâtre : VASSILISSA, la quête du feu / récit oral et musique /
Aline Gardaz De Luca et Basile De Luca
ÇTEECI PE ÇTULI – vendredi 24 _ 20h et samedi 25 _17h
Les pétales de Marguerite – samedi 25 _20h
VASSILISSA, la quête du Feu – dimanche 26 _17h
CHF 35.-
Adaptation et écriture : Quentin Lepot, Dorian Giauque
Mise en scène : Sara Uslu, Quentin Lepot, Dorian Giauque
Jeu : Quentin Lepot, Dorian Giauque
Scénographie : Cornelius Spaeter
Costumes : Spooky Dolls Surgery
Création lumière et régie : Maya Bringhen, Mathieu Fernandez-Villacanas
Administration& diffusion : Mathilde Babel Rostan – atelier gazelle
Production : Compagnie 2KPDP
« Nous sommes nés en l’an de grâce 1605, par la volonté du Ciel, pour ranimer l’âge perdu de la chevalerie. Nous sommes destinés à de fameux exploits et de grandes aventures. Nous sommes… QUICHOTTE & PANÇA »
Le spectacle n’a pas encore commencé, que déjà les deux histrions haranguent les spectateurs.ice. s et les entrainent dans leurs tribulations picaresques. Sans savoir si c’est du lard ou du cochon, les voici embarqués tambour battant dans l’aventure.
Tout le monde connait Don Quichotte. Un chevalier au casque étrange, et Sancho Pensa, un écuyer toujours à la traîne, des moulins à vent… Tout le monde en a entendu parler, mais qui connait vraiment leur histoire ?
« Quichotte & Pança » réinterprète le classique de Cervantes avec intrépidité, malice et humour. De mésaventures prodigieuses en exploits craignos, nos deux héros vous embarquent dans leur quête de chevalerie dépassée, mais ô combien hardie.
Cette création se veut poétique et accessible, utilisant un jeu du corps dynamique et une écriture acerbe questionnant les problèmes et les inégalités du monde actuel. Elle mise sur la simplicité d’un théâtre populaire, drôle et émouvant à la fois, pouvant toucher tous les âges et toutes les sensibilités. Faire rêver, souffler l’espace de quelques instants, donner envie de croire à la possibilité d’un autre monde, où l’imagination est reine…Dans ce monde où les cyniques gouvernent, les rêveurs ne devraient-ils pas être chevaliers ?
« Quichote et Pança, écrit Katia Baltera, c’est l’éloge d’une douce folie confrontée à la raison qui au fond ne demande qu’à plier devant les délires de l’imaginaire. C’est aussi une forme d’hymne à l’amour sous toutes ses formes qui, lui seul, vaut toutes les batailles ».
Jeu : Arnaud Bath’M’Wom, Jean-Luc Borgeat, Antony Mettler, Anne-France Tardiveau
Mise en scène : Antony Mettler
Création costumes: Marianne Braconnier
Création lumière et Régie : Jean-Luc Willommet
25 décembre, 2h30. Monsieur le Maire est officiellement mis « En Garde à Vue ». Le commissaire Toulouse et l’inspecteur Berthil sont à la recherche de la vérité, aidés (ou pas!), par Madame Bergerot, l’épouse du Maire.
Car Monsieur Bergerot est maire d’une petite ville de province au bord de l’Atlantique. Le soir du réveillon de Noël, il est convoqué par le commissaire Toulouse en tant que témoin dans une affaire de meurtres. Il se trouve en effet qu’en très peu de temps, trois jeunes filles de la région ont été agressées et tuées.
Mais les policiers se cachent à peine à le soupçonner, ce qui a le don d’agacer le notable, furieux qu’on ne lui accorde pas le bénéfice du doute. Alors qu’il tente de se dépatouiller comme il peut de cette situation, sa femme débarque et lâche une bombe qui pourrait bien valoir la peine de mort à son cher mari…
Une intrigue croustillante, un moment de régal pour tous les accros d’enquêtes policières !
Adapté pour la scène par Frédéric Bouchet et Francis Lombrail d’après le roman Brainwash de John Wainwright, ce huis-clos terrible a également inspiré le chef d’œuvre cinématographique de Claude Miller, avec Lino Ventura et Michel Serrault, qui a remporté quatre Césars en 1981 !
Situé dans les locaux de l’ancienne Halle aux marchandises de la gare de Vevey, le Pantographe, petit théâtre de cinquante places est incontournable de la vie culturelle locale. Depuis 2008, il présente chaque saison une dizaine de spectacles professionnels. Théâtre de proximité par excellence, il travaille en étroite collaboration avec les acteurs culturels régionaux afin d’offrir et de produire des créations de qualité.
Texte original, adaptation et jeu : Eugène
Adaptation, mise en scène, lumières & accessoires : Christian Denisart
Mise en scène et administration : Loredana von Allmen
Aide technique : Julien Neumann
Photos : Salomé Crouzet
Traduction en langue des signes : Nathalie Troille
« Même s’il a été fusillé quand j’avais vingt ans, Ceausescu a toujours fait partie de ma vie. Un jour, m’a mère m’a appris une vérité qui m’a embarrassé : je dois quelque chose au dictateur ! »
Arrivé en Suisse à l’âge de six ans, parce que ses parents fuyaient la dictature de Nicolae Ceausescu, autoproclamé « Génie des Carpates », à cinquante ans passés, Eugène a décidé d’écrire une lettre à Nicolae Ceausescu, pour mieux comprendre « sa » dette envers lui.
Dans Lettre à mon dictateur*, publié en août 2022, il fait appel à ses souvenir de famille et s’efforce de faire comprendre comment une dictature fonctionne. L’Europe est alors coupée en deux par un Rideau de fer, un contexte politique qui exalte l’égo d’un homme confisquant tous les pouvoirs.
Christian Denisart, metteur en scène et adaptateur de ce texte pour le théâtre explique que ce dictateur « avec toute les facettes qu’il propose, historique pour le monde, intime pour Eugène, dangereux pour son peuple, clinique pour la science, est bel et bien un personnage de théâtre en or, un Ubu terrible, ridicule et fascinant. Il n’y a qu’à se servir.»
Eugène l’écrivain laisse le livre en coulisse pour s’adresser directement au public. Il apprend son propre texte par cœur et se transforme en conteur sur scène pour lancer les mots extirpés de la page. Dans cette Lettre qui mêle récit, réflexions et petites saynètes défilent une vingtaine de personnages, sa mère, son père un douanier, un garde la Securitate et, bien sûr, Ceausescu lui-même…
Voici une page de l’histoire européenne pas si lointaine revisitée avec verve et qui tend un miroir cruel à l’actualité d’un monde qui ne retient pas longtemps les terribles leçons de l’Histoire…
Texte et jeu : Brigitte Rosset
Mise en scène : Christian Scheidt
Création musique : Olivier Gabus
Scénographie : Cédric Matthey
Création lumières : Emile de Gautard, Thierry Van Osselt
Collaboration artistique : Anne Schwaller
Production : Amaryllis 17 / Théâtre des Osses
En février 2021, en pleine deuxième vague de Covid, Brigitte a le temps : les théâtres ferment…mais les musées restent ouverts « Et bien, j’Irai travailler dans un musée » décide-t-elle. Ce sera le Musée d’art et d’histoire de Genève qui lui offre l’occasion d’une résidence d’écriture.
« S’arrêter, c’est perdre » disait sa maman. Message reçu sans pour cent !
La voici installée en face des paysages inspirants de Ferdinand Hodler avec un recueil de chroniques de son grand-père maternel, un grand professeur de médecine. Elle ne sait pas encore ce qu’elle va faire de ce retour dans le passé familial et se laisse guider par une intuition : Brigitte a atteint la cinquantaine, elle vient de perdre sa maman et ce retour en arrière lui semble soudain avoir plein d’histoires à lui raconter. La première maîtresse d’école enfantine, le premier prof de ski, sa mère, la prof de piano, le chef de chœur de la paroisse, ses sœurs, sa copine Nicole, autant de souvenirs qui resurgissent et lui permettent de confronter la petite Brigitte de l’enfance à la Brigitte adulte d’aujourd’hui.
Est-ce que la salade souffre quand on la coupe ? Pourquoi la langue colle sur la barrière du télésiège ? Est-ce que Grand-papa est fier de moi ? Est-ce qu’on apprend à rire ? Pourquoi est-ce que les tomates sentent la coccinelle ? Et puis, il y a cette question plus profonde, plus intime, de la transmission intergénérationnelle. Que reste-t- il de tout ce qui nous a été transmis ? Qu’a-t-on soi-même transmis à nos enfants ?
Les seuls en scène de Brigitte sont chatoyants, toniques et généreux. Qu’elle soit dépressive ou en cure de jouvence, elle sait en rire et nous faire rire. Elle joue avec une égale virtuosité d’un formidable talent comique et d’une grande délicatesse dans l’émotion.
Conception et jeu : François Karlen et Marie-Emmanuelle Perruchoud
Regard extérieur : Carole Epiney
Musicienne et coach vocale : Edmée Fleury
Costumes : Tara Matthey 78c
Scénographie : Alexandra Lapierre
« Les mots sont comme des clés, ils ouvrent des portes interdites.” Raymond Devos est un détourneur de mots, un perturbateur de sens, un trublion de la grammaire. Musicien autodidacte, il ira même jusqu’à détourner la fonction d’instrument de musique. Un cor de chasse se déroule, des verres deviennent musicaux, une harpe se transforme en ailes d’ange…
Dans une société où tout doit aller très vite, où le sens des mots est devenu secondaire, l’idée est de donner la possibilité au spectateur de retrouver le sens (ou contresens) des mots, d’en faire un jeu, un amusement et d’encourager la poésie à exister envers et contre tout. « Raymond Devos avait un rapport au monde très naïf et enthousiaste. Il feignait l’incrédulité perpétuelle. C’est cette approche qui nous inspire pour la création de ce spectacle » rappellent en cœur François Karlen et Marie-Emmanuelle Perruchoud.
Pas question pour autant de « faire du Devos », d’enchaîner les sketchs en s’efforçant de les imiter. Les deux comédiens cherchent plutôt à créer des situations de jeu et à valoriser la musicalité des mots de l’artiste. « Il s’agit de se laisser emporter par son enthousiasme, sa naïveté et son envie de faire rire les autres ».
Si les textes de Devos constituent la matière principale du spectacle, ils alternent avec des éléments biographiques, des anecdotes, des chansons et même… de la magie ! Car le magicien des mots, l’acrobate de l’esprit, le jongleur aimait les lumières du music-hall la piste, et le cirque : encore enfant, n’avait-il pas improvisé une piste en sciure dans une chambre de sa maison familiale…
Et chacun sait bien que “le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter.”
Dramaturgie, textes : Yvette Théraulaz, Sophie Pasquet Racine
Mise en scène : Sophie Pasquet Racine
Scénographie : David Deppierraz
Construction décor : Denis Correvon
Costumes : Tania D’Ambrogio
Création son : Patrick Gross
Lumières : David Baumgartner, Dorian Wolfcarius
Barbara et Brel sont deux icônes de la chanson française. Leur immense talent est définitivement gravé dans la mémoire collective. Leurs chansons touchent, encore et toujours, en plein cœur.
Yvette Théraulaz s’est déjà frottée à la grande dame brune dans Ma Barbara, en 2017. Ce spectacle avait bouleversé un large public, tout heureux de communier à un hommage magnifique.
Dans ce nouveau spectacle, mis en scène par Sophie Pasquet Racine, Yvette Théraulaz et son complice Pascal Schopfer voyagent dans le répertoire de Barbara et Brel. Le duo revisite leurs chansons les plus connues et fait briller quelques perles un peu oubliées ou méconnues.
Le piano de Lee Maddeford signe les superbes arrangements à l’accordéon très personnel de Christel Sautaux, tandis que les rires en cascades des deux espiègles interprètes glissent malicieusement, donnant une impression de joie farceuse à ce spectacle.
Chant-guitare : Pascal Rinaldi
Voix-guitare : Hervé Chavanon
Percussions, batterie : Hervé Chavanon
« Je viens d’un pays intérieur et celui-ci est le même que le vôtre. Un besoin essentiel, « essensuel », fait pour révéler les failles qui se trouvent en nous. Des failles, des déchirures belles qui font notre valeur et nos spécificités ».
Ces trois courtes phrases, placées en guise d’exergue de la page de présentation de son site internet, résument bien l’homme et l’artiste : Pascal Rinaldi est en quête incessante des fragilités de nos vies, conjuguée à une forme de lucidité bienveillante et pleine de douceur.
Auteur, compositeur et interprète au talent reconnu, Pascal Rinaldi a roulé sa bosse comme chanteur dans toute la francophonie. On le retrouve sur scène en compagnie de musiciens ou en solo. Il prête également son talent à la composition de nombreuses musiques pour le théâtre et comme concepteur et arrangeur pour d’autres artistes francophones. Une très riche diversité créative qui est la marque d’une grande générosité.
Le voici de retour au Théâtre du Dé avec son nouveau spectacle, « Réinventer l’espoir », avec Hervé Chavanon à la guitare et Élisabeth Barbey aux percussions. Des chansons comme un journal de bord, lucides et habitées, entre feu et vent, doute et lumière. Un pont sensible entre l’intime et l’universel, pour rallumer la flamme dans les jours sombres.
« Dans le fond, ce qui nous retient, c’est de ne lâcher jamais rien » chante-t-il toujours « sur un fil » pour reprendre le titre d’un de ses albums emblématiques.
Texte et mise en scène : Stéphane Albelda
Assistanat : Élisa Gaspoz
Jeu : Élise Agati, Erih Ahmetaj, Louane Flütsch, Coralie Garcia, Jacques Métrailler et Loïc Vouillamoz
Composition musicale : Loïc Vouillamoz
Scénographie : Marie Papilloud
Conception lumières : Baptiste Coutaz
Conception vidéo : Guillaume Mayoraz
Administration : Frédéric Favre
Graphisme : Pauline Carron
Co-production : Cie Hussard de Minuit / Théâtre Indocile
Vingt-quatre ans après le plus grand scandale du sport américain, la patineuse Tonya Harding dit avoir toujours été la « bad girl » et se demande, madone aux cheveux platine : « Est-ce un défi du Seigneur pour voir jusqu’où je peux être poussée à bout avant que je craque ? » Lavona, sa maman, lui répond : « Ma fille Tonya a tellement menti dans sa vie qu’elle ne distingue plus le mensonge des réalités. »
Allez savoir…
Née en 1970 à Portland USA, Tonya Harding est la fille unique de Lavona Golden et de son cinquième mari, Albert Gordon Harding. En 1991, elle réalise le premier triple axel de l’histoire du patinage américain. Sa vie c’est le patin. Chez les Harding, on ne lit pas de livres, mais on dit souvent « fuck » et « fucking ».
En 1994, six semaines avant les Jeux Olympiques de Lillehammer, son mari et son entourage sont accusés d’avoir frappé, avec une matraque télescopique, les genoux de sa belle et « fucking » rivale, Nancy Kerrigan, une fille bien, elle…
Tonya dit au FBI dit qu’elle n’en savait rien. Faux témoignage. La fédération la renvoie et annule ses titres passés. Depuis, elle a le visage du mal pour toute l’Amérique vertueuse. Elle joue dans un mauvais film que l’on a oublié et fait scandale avec une vidéo X de sa nuit de noces que l’on n’a pas oubliée. Sinon, elle a aussi été soudeuse, vendeuse. Elle a fait du catch, de la boxe et de la téléréalité. Côté affectif, elle se marie et divorce plein de fois, comme sa maman qui ne l’aime pas et qu’elle déteste. Voilà pour l’essentiel… Enfin peut-être…
La compagnie Cie Hussard de Minuit présente cette chronique douce-amère des années 80 à aujourd’hui créée en mars dernier au Théâtre indocile à Sion. Stéphane Albelda a écrit et mis en scène ce biopic drôle et improbable de l’Amérique profonde et de son « star system » où les étoiles mal accrochées finissent leur course dans l’oubli. Juste derrière les décors.
Texte, chant : Sylvie Bourban
Mise en scène : Roland Vouilloz
Sylvie Bourban est une artiste bien connue des scènes de la francophonie. Et aussi au-delà car en parcourant sa biographie, on découvre qu’elle s’est produite sur quatre continents.
Née à Nendaz en Valais, Sylvie chante dans plusieurs chorales et étudie le solfège et le piano au conservatoire. Elle travaille ensuite pendant plusieurs années comme éducatrice spécialisée puis elle décroche une bourse qui la conduit à Boston en 2007. Elle y apprend l’interprétation et l’improvisation à coups de standards de jazz et de musique latine, participe à des workshops avec des pointures comme Bobby Mc Ferrin, Bill Frisell.
Sylvie aime la scène ! Peu importe la météo, elle joue aux quatre coins de la planète. Elle a été représentante de la Suisse pour le DFAE dans divers pays comme l’Argentine en 2012 ou l’Inde en 2013.
Elle a aussi participé notamment aux projets « Une chanson pour l’éducation » en Afrique et « Un monde plus juste » en Palestine au printemps 2016.Ce qui ne l’empêche pas de confier que si elle avait été brume, source ou bouquetin, elle aurait vraisemblablement passé toute sa vie dans la montagne…
Aventurière insatiable, toujours en quête d’expériences nouvelles et de défis artistiques, Sylvie Bourban a fait appel au comédien Roland Vouilloz (Prix culturel du canton du Valais en 2023) pour la guider et imaginer une mise en scène. Ensemble, ils mettent en lumière un programme original construit autour des compositions personnelles de l’artiste.
Dans Joyeuse mélancolie, Sylvie Bourban vous invite au travers de ce tour de chant et de confessions pudiques qui, comme un miroir, invite le spectateur à sonder sa propre histoire.
Texte et jeu : Nathalie Devantay
Mise en scène : Simon Romang
Création lumières et scénographie : Alain Boon
Collaboration musicale : Sandrine Viglino
Dans « Elles & Moi », on retrouve Nathalie le soir de son anniversaire : 50 ans ! Voici venue l’heure de faire le bilan de sa vie de quinquagénaire. Rien que de très normal au fond, quand on voit autour de soi comment les gens prennent vite de l’âge. Mais le hic, c’est qu’elle, elle rêve encore tous les soirs qu’elle va devenir grande pour réaliser des tas de choses car elle a décidé qu’elle allait mourir à 102 ans.
Depuis son premier solo, Le Syndrome de Cendrillon, en 2009, Nathalie Devantay n’a pas chômé : elle écrit un 2e solo mis en scène par Noël Antonini : Nathalie vous dévoile tout, ou presque qui met sa carrière sur orbite : Elle joue à travers la Suisse romande, reçoit des Prix dans des festival d’humour en en France et en Belgique et partage la scène avec une belle brochette d’humoristes romands, Yan Lambiel, Joseph Gorgoni, Marc Donnet-Monnay, Nathanael Rochat…
En 2019, elle devient Madame Helvetia, un spectacle qui confirme avec brio son don pour incarner les personnages dont elle se saisit. Elle joue avec bonheur dans la Revue vaudoise, défie le chef Philipe Ligron dans C’est moi le chef, non c’est moi ! un spectacle autour du vin et de la gastronomie. Il y aura encore Humour, foire et beauté avec ses potes Sandrine Viglino et Forma, trois drôles de dames complémentaires qui mêlent sketches, chanson et musique.
Ce riche parcours n’empêche pourtant pas Nathalie Devantay de se poser des questions. C’est qu’il existe une multitude de « Nathalie alternatives » : marathonienne, influenceuse-instagrameuse-botoxée-chômeuse, femme au foyer parfaite, star de la chanson, bodybuildeuse féministe ou trompettiste dans une Guggen… Autant de facettes de sa personnalité qui vont l’aider dans ce nouveau spectacle à mener l’enquête et répondre à cette fatidique question : est-ce qu’elle n’aurait pas raté sa vie ? Dans ce jeu de miroirs, elle fait face à toutes ces femmes qu’elle aurait voulu être ou surtout ne pas être. Et si elle faisait face à elle-même ?
Elle serait peut-être déçue en bien…
Texte : Henrik Ibsen
Adaptation et mise en scène : Etienne Vouilloz
Jeu : Sophie Vouilloz, Olivia Moret, Marie Jordan, Céline Kohli,
David Moret, Pierre-André Fort, Pierre Jacquemoud et Joël Bruchez
Costumes : Corinne Collaud
Lumière : Baptiste Coutaz
Image : Laure Coutaz
Après un veuvage survenu prématurément, le docteur Wrangel, père de deux filles, épouse en secondes noces Elida, une jeune fille de son village. Dix ans plus tard, et bien qu’aimant profondément son mari, celle-ci éprouve de plus en plus de peine à trouver sa place dans cette famille envahie de souvenirs dont elle se sent exclue. De plus, elle s’estime liée par un serment échangé autrefois avec un jeune marin dont elle n’a plus aucune nouvelle…
Dans cette pièce qui oscille sans cesse entre imaginaire, fantastique et réalité́, Ibsen met en scène ses thèmes favoris, le sentiment du devoir, le sens des responsabilités et la fidélité́ face à̀ un invincible besoin de liberté́. Dans La Dame de la mer, il explore avec beaucoup d’émotion, de tendresse et de délicatesse, les combats intérieurs auxquels doivent faire face les membres de cette famille « recomposée ».
Jeudis 28 août, 4 et 11 septembre _ 20h
Vendredis 29 août et 5 septembre _ 20h
Samedi 6 septembre _ 18h
Dimanches 31 août et 7 septembre _ 17h
SUPPLÉMENTAIRES
vendredi 12 septembre _ 20h
Dimanche 14 septembre _ 17h
CHF 35.-