La Locandiera

Le

de Carlo Goldoni
par la Cie TrixTragos
mise en scène : Stefano Carrera
assistanat : Benedetta Bozzeda
avec Alessandro Venza, Nunzia Messina, Alberto Bernardi, Alessandra Bortolazzi, Barbara Sangiorgi, Valentina Mander, Mario Sperandio, Benedetta Bozzeda, Luca Danese, Declan Macloughlin, Michele Carrera
musique originale : Pietro Messina
Costumes : Sara Bonfante
création lumière : Luc-Etienne Gersbach
mouvements chorégraphiques : Tristana Vitzizzai
régie son et lumière : Daniela Mazzotta


Dans l’auberge de Mirandolina le marquis de Forlipopoli et le comte d’Albafiorita se disputent les faveurs de la belle Locandiera, sans s’apercevoir qu’en réalité c’est elle qui mène le jeu amoureux en gardant toujours ses distances. Le nœud se serre lorsque Mirandolina décide par jeu de séduire le cavaliere de Ripafratta, hostile aux femmes par nature. Pendant que Mirandolina est occupée par cette tâche, arrivent deux comédiennes qui, en se donnant l’air de grandes dames, occupent l’attention des deux prétendants de Mirandolina, qui sont toujours à la chasse de nouvelles aventures amoureuses. C’est ainsi que se développent deux intrigues parallèles qui ont pour thème l’art de la séduction féminine. Lorsque finalement le cavaliere tombe dans le piège amoureux que Mirandolina lui a préparé, cette dernière révèle ses sentiments pour son fidèle mais timide serviteur Fabrizio.

Dans ce chef-d’œuvre de Goldoni, les personnages principaux nous plongent avec délectation dans la Venise de la seconde moitié du XVIII siècle. Mirandolina est une femme manager qui se substitue au commerçant Pantalone, l’un des masques de la commedia de l’arte, allusion au monde fabuleux d’Arlequin destiné à disparaître avec l’arrivée du théâtre naturaliste.

Pour une meilleure compréhension des spectateurs qui ne sont pas à l’aise avec la langue italienne, un personnage nouveau fait son apparition dans la pièce : un vieux client de l’auberge se présente aux public et intervient, en qualité de narrateur, au cours de la pièce pour expliquer en français à un interlocuteur gargantuesque, comme dans un flash-back cinématographique, les anciennes splendeurs de l’auberge au temps de Mirandolina...

Un étincelant week-end italien en compagnie d’une quinzaine d’artistes de Vérone !

Vendredi 24 et samedi 25 mars 2006